
Publié le 22/07/2026
Les équipes CGT dans la Maroquinerie, donneurs d’ordres comme sous-traitants, continuent de se rencontrer et se former, avec l’appui de la fédération et la participation des responsables fédéraux en territoire. L’objectif à chaque fois : se coordonner et se renforcer, pour que les avancées des uns servent les autres et améliorer les droits pour tout le monde.
Comme chaque année, les équipes CGT de l’ensemble du groupe Hermès (près de 20.000 salarié·es en France) se sont réunies pour plusieurs jours de formation syndicale et juridique. La formation s’est tenue à Amiens, organisée avec soin par l’équipe syndicale de J3L et le coordinateur syndical CGT du groupe, Stéphane Veyet, avec l’aide de l’Union Départementale CGT de la Somme qui nous a reçus. La cinquantaine d’élu·es et syndiqué·es CGT ont pu se retrouver pour certain·es, se rencontrer pour d’autres, en pleine canicule ! Ils et elles ont été attentifs aux droits négociés dans les accords collectifs de groupe Handicap et Conciliation temps de vie, présentés par la délégation syndicale CGT au comité de groupe. Rappelant souvent la loi, prévoyant parfois des droits supplémentaires, ces accords doivent être connus par l’ensemble des salarié·es concernés, en s’informant si besoin auprès des référents syndicaux. Certains des droits prévus pourraient par ailleurs être revendiqués dans d’autres entreprises ou, mieux, au niveau de la branche Maroquinerie afin que l’ensemble des salariés du secteur puissent bénéficier du même socle minimal de droits – on pense notamment à la prochaine renégociation de l’accord égalité professionnelle de branche et aux heures d’absences rémunérées pour la rentrée scolaire. Les participant·es ont ensuite travaillé sur plusieurs cas pratiques juridiques concernant la reconnaissance des Accidents du travail, que les directions cherchent à minimiser, notamment ceux avec arrêt de travail, en incitant les salariés à ne pas les déclarer ou à ne pas se mettre officiellement en arrêt, et en contestant systématiquement les accidents déclarés. Face à ces pratiques patronales illégales, connaître ses droits et les moyens de les faire respecter devient primordial, à la fois pour être individuellement indemnisés à la hauteur de son préjudice mais aussi pour obtenir collectivement l’amélioration des conditions de travail afin de réduire réellement le nombre d’accidents. Pas de droits sans syndicat, pas de syndicat sans syndiqué·es… Si se renforcer c’est bien sûr réussir les élections CSE (qui détermine notre représentativité au niveau de l’établissement, l’entreprise, le groupe et la branche), c’est aussi avoir plus de syndiqué·es car si la CGT est écoutée c’est grâce à sa force : le nombre !
Les formations « Donneurs d’ordre sous-traitants » se généralisent
Les formations « Donneurs d’ordre sous-traitants » se généralisent : après Limoges puis Clermont-Ferrand cette année, une 3ème rencontre s’est déroulée le 17 juillet à l’Union locale de Saint Vallier dans la Drôme, entre une trentaine de représentants de syndicats des entreprises alentours : Vuitton, Goyard, Delvaux... Animées par le secrétaire fédéral et confédéral Thomas Vacheron et la juriste fédérale, ces journées sont l’occasion d’aborder, après un retour sur les grandes dates de l’histoire sociale, le droit du travail et les pratiques syndicales à développer, ainsi que d’échanger entre salarié·es sur l’actualité syndicale des uns et des autres. La prochaine sera organisée début septembre dans l’Ouest, vers le Mans.
► Source : Journal du THCB juillet 2026
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