
Publié le 30/06/2026
Conséquence du dérèglement climatique causé par l’activité humaine, en fait par le modèle économique, la canicule n’est qu’une première annonce du bouleversement de nos conditions de vie du fait de l’inaction politique. Au-delà des inquiétudes sur le long terme, cela pose des soucis immédiats dans les entreprises avec des salarié·es exposés à des fortes chaleurs et des directions qui refusent de prendre leurs responsabilités. Des salarié·es nous interrogent sur le droit de retrait.
Si l’employeur est soumis à une obligation générale de protéger la santé et la sécurité des salarié·es ainsi qu’à des mesures spécifiques comme la mise à disposition d’eau fraîche, l’installation de clim ou de ventilation et plus structurellement l’adaptation du travail et des horaires (voir: Fortes chaleurs, nouvelles obligations pour protéger les salariés), ces mesures ne sont pas toujours mises en place ni suffisantes. Continuer le travail dans ces conditions se révèle dangereux pour les salarié·es, qui se retrouvent parfois obligés d’exercer leur « droit de retrait ». La CGT a informé sur le sujet : [FAQ] Fortes chaleurs au travail : quels sont vos droits ?
Nous soulignons en plus quelques points de vigilance :
- Si la direction autorise un ou plusieurs salarié·es à rentrer chez eux en cas de canicule attention à bien s’assurer qu’il ne s’agit pas seulement d’une absence autorisée mais également rémunérée ! Si non, préciser officiellement votre droit de retrait, qui n’entraîne aucune retenue de salaire.
- Le droit du retrait est un droit « individuel », ce qui signifie qu’il peut être exercé par une seule personne et que chacun·e doit l’exercer individuellement pour s’en prévaloir. Aucun formalisme n’est exigé (on conseille toutefois d’en informer la direction par écrit, pour se sécuriser), mais il faut avoir préalablement alerté l’employeur de la situation de danger (ici aussi l’écrit est conseillé pour garder une trace et donc une preuve).
Droit « individuel », il est néanmoins toujours mieux d’exercer le droit de retrait collectivement afin qu’il remplisse au mieux ses deux fonctions : protéger les salarié·es et mettre la pression sur la direction pour prendre des mesures d’adaptation et d’amélioration des conditions de travail.
► Source : Journal du THCB juin 2026
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