
Publié le 27/04/2026
« Les bombes n’étaient pas encore tombées que les prix à la pompe avaient déjà augmenté » ! Cette parole d’un syndiqué résume la situation. Au-delà des drames pour les populations dans cette région, l’augmentation du prix des carburants est due à la spéculation des grands groupes pétroliers : plus de la moitié de la hausse du coût du gasoil est due exclusivement à l’augmentation de leurs marges. Les guerres déclarées par les dirigeants d’extrême droite que sont Trump et Netanyahou, à l’encontre du droit international, comme Poutine en Ukraine, ont pour seul objectif de contrôler des ressources énergétiques pour les profits des actionnaires des multinationales. Face à ces situations terribles pour les travailleuses et travailleurs des pays qui subissent les dictatures ou les guerres impérialistes, les organisations syndicales appellent à la paix juste et durable, pas celle aux conditions de l’agresseur.
Ici, certaines directions d’entreprises se permettent de dire « qu’elles ne voient pas pourquoi elles respecteraient le droit du travail alors que des gouvernements ne respectent pas le droit international »… Au-delà de ces radicalités patronales, la situation mondiale a des conséquences concrètes dans nos entreprises sur l’augmentation du coût des énergies, indexé sur le prix du pétrole et des produits qui en sont issus. Dans le textile plastique (polymère pour les sacs poubelle, les bouteilles...) ou le textile artificiel et synthétique (polyester PET et polypropylène OPP pour les emballages alimentaires) doublement concernés par les hausses de l’énergie et de la matière, les directions peuvent instrumentaliser la situation pour augmenter la pression sur les salariés et en profiter pour accélérer leur projet de démantèlement comme c’est le cas chez Toray. En plus du mixte de production plastique comme énergétique, la revendication CGT pour un service public de l’énergie et le blocage du prix du carburant stopperait la spéculation des grand groupes, baisserait les prix pour les salarié·es comme pour les entreprises et permettrait d’utiliser l’argent public enfin pour les services publics !
Paix, carburant, salaire ... encore plus de raisons de se mobiliser ce 1er mai !
Au lieu de répondre à ces urgences, le gouvernement et des groupes parlementaires pro-patronaux n’ont rien trouvé de mieux que d’essayer de nous voler un jour férié, celui des salarié·es, le 1er Mai : le seul jour férié dans le code du travail, OBLIGATOIREMENT chômé ET rémunéré ! La CGT a démasqué leur publicité mensongère en expliquant, comme pour le travail du dimanche, que cette loi était au profit des grands groupes et au détriments du petit commerce indépendant de proximité et de tous les salarié·es ! Pour l’augmentation générale des salaires et des pensions, pour l’indexation des salaires sur l’inflation, pour le blocage du prix des carburants et contre les licenciements, toutes et tous aux manifestations du 1Er mai, ils ne l’auront pas volé !
Thomas VACHERON
Secrétaire fédéral
Editorial du journal de la Fédération THCB, avril 2026
► Source : Journal du THCB avril 2026
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