La préoccupation première, c’est les salaires !

Publié le 27/02//2025

Comme tous les trimestres, une trentaine de présent·es sur 300 syndiqué·es des différentes sections syndicales du THCB de Haute Loire se sont réunis le 6 mars.

En plus des délégué·es de la dizaine d'entreprises représentées, certaines sections syndicales invitent depuis quelques années des adhérents sans mandat pour participer aux débats. Ces échanges formateurs permettent de faire un état de la situation sociale et économique des usines du département et de notre action syndicale en leur sein.

Fermeture de la dernière manufacture de chaussures en Auvergne

La fermeture de l'usine Boissy, dernière manufacture de chaussures en Auvergne, a été un nouveau coup dur. Alors que gouvernement et patronat ne cessent de parler de réindustrialisation et de « made in France », c’est encore une quarantaine de familles touchées par le chômage alors que les salariés veulent « vivre et travailler au pays ». Un communiqué signé de la secrétaire du syndicat, Gaëlle Presle, a rappelé les revendications de la CGT concernant la commande publique avec l’urgence d’introduire des critères sociaux et environnementaux, mais aussi la conditionnalité des aides publiques, contrôlées par les salarié·es, comme levier concret pour produire ici au moins une partie de ce qui est consommé ici.

NAO : des avancées gagnées

L’intervention des différentes sections syndicales d’entreprise a permis de mesurer les avancées lors des Négociations Obligatoires (NAO) et l’urgence d’augmenter les salaires.

  • Aux TANNERIES DU PUY (groupe Hermès) c’est + 3,8% d’augmentation et 4500€ de Prime de Partage de la Valeur (PPV) obtenus ainsi que le vendredi de l'ascension en jour de congés.
  • Chez SATAB, dans le textile, il y a eu un Procès-Verbal (PV) de désaccord car la direction proposait seulement 1% !
  • Chez GRANGER dans le plastique, après 2% d’augmentation de novembre quand le Smic a été revalorisé, il a été obtenu une PPV 3000 €, une participation 2700€, une augmentation de +0,20€ sur l’horaire de nuit et +0,10€ de panier ainsi que 60% de part employeur pour la mutuelle et lundi de pentecôte non travaillé. La prime d'assiduité est de 164€ brut par mois.
  • Chez COVERIS après des débrayages de 3 x 2h suivis par 80% de la production sur les sites de la Loire et Haute Loire, il y a eu une Augmentation Générale (AG) de +1,5% avec un talon de 40€ brut par mois sur les plus bas salaires, puis +2% et +2,5% sur les suivants, ainsi qu’un jour enfant hospitalisé ; un plan épargne entreprise, un PERCO et de l'intéressement ont également été mis en place, ainsi qu’une prime de production de 80€ brut de plus par mois.
  • Chez BARBIER, un PV de désaccord a été établi car la proposition de + de 57€ brut par mois était jugée insuffisante par les représentants des salariés dans cette entreprise accidentogène.

Les NAO dans les autres entreprises auront lieu dans les prochains mois.

La problématique des primes occasionnelles non cotisées

Tous les délégué·es mesurent bien la problématique où les primes occasionnelles remplacent de plus en plus les augmentations générales de salaires. Pire, ces primes mettent la pression sur les cadences de travail, et sont souvent non cotisées, en bas de la fiche de paie, donc n’ouvrent aucun droit pour les salariés en cas de chômage, accident de travail, maladie, congés parentaux ni pour nos retraites !

Négocier les augmentations de salaire Brut c’est plus de cotisations, et donc de meilleures pensions, et c’est aussi plus de Net pour vivre dignement de son travail : le salaire Net c’est pour le mois, le salaire brut c’est pour la vie !

Bravo au travail des militant·es du syndicat THCB 43.


Source  : Journal du THCB mars 2025


Pratique :
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