NON aux 64 ans ! OUI à l’augmentation des salaires !

Publié le 30/03/2025

Grâce à notre mobilisation historique, le gouvernement a été contraint d'ouvrir des concertations  « sans totem ni tabou » sur les retraites. Une promesse trahie par le 1er ministre qui a fermé la porte à un retour à 62 ans. La CGT a donc quitté les concertations. Parce que la majorité de la population reste opposée à la retraite à 64 ans et que la priorité c’est l’augmentation des salaires, elle appelle à informer les salarié·es pour convaincre et gagner l’abrogation. Le patronat s’obstine mais le gouvernement est beaucoup plus fragilisé qu’en 2023, on peut les faire reculer. Tout va dépendre de notre mobilisation. Contre le mépris et le déni de démocratie, participons dans l’unité au 1er mai et à la grande mobilisation de juin !

Retraites à 64 ans : une injustice et un non-sens

À 62 ans, un·e salarié·e sur deux n’est déjà plus en emploi.
Les 64 ans ne font qu’allonger la précarité de séniors enfermés entre chômage, minimas sociaux, maladie, invalidité et emplois précaires.
Ce sont les mêmes qui nous licencient avant 60 ans qui veulent nous faire travailler jusqu’à 64 ans !
Les 64 ans accroissent les difficultés des jeunes à trouver un emploi.
La retraite n'est pas un luxe ! Pourtant, les efforts reposent toujours sur les salarié·es alors que l’Etat accorde chaque année, sans condition ni contrepartie en matière d’augmentation des salaires ou de maintien de l’emploi, 200 milliards d’euros d’aides aux entreprises.
Pire, pour éviter de taxer les grandes entreprises et les plus riches, le patronat et le gouvernement voudraient aussi faire payer les retraité·es alors que la retraite moyenne est de 1600 euros, désindexer les pensions ou augmenter la CSG !

Les femmes, particulièrement pénalisées par la réforme

Les inégalités entre femmes et hommes au travail se répercutent et s’aggravent avec la retraite.
Du fait de carrières hâchées, les femmes partent plus tard à la retraite et perçoivent une pension inférieure de 38% en moyenne à celles des hommes. Le recul de l’âge de départ aggrave cette situation.

La retraite est un droit à une vie après le travail

La CGT revendique :

  • le retour immédiat à l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, pour revenir à 60 ans 
  • des départs anticipés pour les carrières longues et dès 55 ans pour celles et ceux ayant exercé des métiers pénibles
  • un calcul de la pension en revenant aux 10 meilleures années dans le privé (au lieu de 25 années)
  • la garantie d’un niveau de pension d’au moins 75% du revenu d’activité pour une carrière complète.
  • la prise en compte des années d’études et des périodes de première recherche d’emploi et de chômage non indemnisé.

Repousser l’âge de départ à la retraite, c’est ignorer la pénibilité du travail

Dans les métiers du textile habillement cuir blanchisserie nous subissons exposition aux agents chimiques, contraintes physiques, rythmes de travail atypiques…
Ces conditions éprouvantes réduisent l’espérance de vie en bonne santé.
Bénéficier d’un trimestre de bonification par année d’exposition comme le réclame la CGT ne serait que justice.

Pour financer et renforcer nos retraites, de l’argent, il y en a !

Il faut 15 milliards d’euros d’ici 2030, pour financer l’abrogation de la réforme Borne-Macron.
100 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires en 2024  : l’argent existe.
Il doit servir à financer nos retraites  plutôt que d'alimenter les profits des actionnaires
Allons chercher l’argent :

  • imposer l’égalité salariale entre les femmes et les hommes : + 6 milliards d’euros 
  • lutter contre la fraude patronale aux cotisations sociales avec le travail dissimulé : +  6  à  8 milliards d’€
  • soumettre à cotisation les rémunérations exemptées de cotisations sociales (intéressement, participation…) : + 4 milliards d’euros
  • augmenter de 1% des cotisations sociales vieillesse sur la part dite employeur : + 5 à 6 milliards d’euros
  • mettre à contribution les revenus financiers : au moins 10 milliards d’€
  • récupérer les exonérations de cotisations sociales non compensées par l’Etat : + 3 milliards d’euros

Au total : presque 40 milliards d’euros de ressources

La vraie priorité ? Augmenter les salaires ! Plus de Brut c’est plus de cotisations, et donc des meilleures pensions, et c’est aussi plus de Net pour vivre de son travail.

Bulletin de salaire, tout part de là… Le salaire net, c’est pour le mois, le salaire brut c’est pour la vie

C’est notre travail qui crée les richesses mais elles sont réparties entre les profits de quelques-uns et les salaires de tous les autres.
Grâce à nos victoires collectives le salaire est composé du Net pour vivre au quotidien et du Brut pour vivre toute la vie. Il finance, quelle que soit notre origine ou nationalité, notre protection sociale en cas de maladie, accident du travail, chômage, congés parentaux et nos retraites : c’est notre salaire socialisé !
Les cotisations sociales, c’est donc bien plus que des lignes sur notre fiche de paye. Elles servent à mutualiser les risques pour ne pas être seul face à un coup dur. Un principe qui a inspiré la naissance de notre Sécurité Sociale, il y a 80 ans.

La capitalisation, c’est NON !

Avec la retraite par répartition, les cotisations des actif·ves financent les pensions des retraité·es. Mais le patronat et les banques lorgnent sur les 388 milliards d’euros de nos pensions de retraite pour spéculer. Leur objectif est un système par capitalisation où chacun·e devrait épargner pour sa retraite.

Mais attention aux publicités mensongères ! Dans plusieurs pays où les retraites ont été capitalisées, c’est-à-dire jouées en bourse, tout a été perdu lors des différentes crises financières ! Avec la capitalisation on sait ce qu’on verse mais pas ce qu’on reçoit une fois retraité. Avec le salaire socialisé, on est protégé, avec la capitalisation, on risque de perdre sa pension.


Source  : Journal du THCB mars 2025


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